20 février, on était là !

Jeudi 20 février, 400 personnes, bénévoles, salariés, habitants, partenaires, ont répondu à l’appel à mobilisation de la Fédération en manifestant leur colère devant la Préfecture de Gironde !

Cette action, décidée par le collectif « plaidoyer » du réseau, n’aurait pas eu la même portée médiatique* sans vous, alors, merci à toutes et tous de votre présence et de votre détermination, de votre créativité et de votre participation ! Un an après notre rassemblement de la Place de la Victoire, nous constatons que rien n’a changé. Si les alertes sur l’impasse budgétaire de nos structures avaient été partiellement entendues (aides exceptionnelles CNAF, CCMSA), le problème se repose en 2025 avec plus d’acuité encore : les besoins des habitants s’amplifient, se cumulent alors que les moyens des centres se raréfient que leurs équipes bénévoles et salariées s’épuisent… L’État, garant cohésion sociale, réduit les crédits de la politique de la Ville, démantèle les emplois aidés : (adultes-relais et CAE), oblige les collectivités territoriales à faire des choix qui, souvent, impactent notre modèle socio-économique.

Pendant la manifestation, une délégation reçue à la Préfecture (Cabinet, DDETS, Bureau politique de la ville). Elle a exposé les situation sur les territoires (QPV, non QPV, urbain, rural), l’état des organisations et l’épuisement des bénévoles et salariés.

La délégation a également sollicité le Préfet pour demander à la Ministre des Solidarités, Mme Vautrin :

  • d’honorer ses engagements, pris il y a un an : l’ouverture d’un chantier sur les modèles socioéconomiques des Centres Sociaux, un autre sur la simplification administrative

  • de créer les conditions du déblocage d’un nouveau fonds d’urgence en 2025, afin de permettre aux structures les plus en difficulté de passer le cap, le temps que les chantiers évoqués aient des effets concrets. L’enjeu étant d’une part que l’Etat laisse à la CNAF plus de marges de manœuvre sur l’utilisation de l’excédent 2024 du FNAS (Fonds National d’Action Sociale) et que les critères d’attribution soient assouplis.

Quelles suites locales ?

Sur le plan départemental, les interlocuteurs de la Préfecture ont dit leur mobilisation pour trouver des fonds en activant mieux, dans une approche inter ministérielle et pluriannuelle, tous les leviers existants. Une autre rencontre a été évoquée pour avancer plus concrètement.

La délégation des Centres Sociaux a fait valoir que la représentation de la Préfecture dans le schéma départemental de l’AVS ne pouvait se réduire à la politique de la Ville et que la présence de l’Etat était nécessaire partout en Gironde pour garantir les conditions de mise en œuvre des projets d’animation de la vie sociale. Il s’agira de veiller à la place que l’Etat prendra dans le prochain groupe de travail “Modèle socioéconomique” dans le cadre du schéma départemental AVS (Cf. l’article dans cette lettre fédérale).

Enfin, les suites sont à construire avec les élus. ceux qui étaient présents (élus locaux et députés) ou qui ont témoigné de leur soutien. Il s’agira de transformer des “mots” ou “gestes” en leviers concrets pour infléchir les liens établis par la Fédération des Centres Sociaux de France avec les Ministères, les associations d’élus, ou encore des groupes de parlementaires.

*La portée médiatique de cette journée, revue de presse :

Rue 89 Bordeaux

Sud-Ouest : 18.02.25

Sud-Ouest : 21.02.25

TV7

Radio O2 

(19.02.25, journal 12h-13h)

Page Facebook de la Fédération

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